Le ciel est ouvert à ceux qui ont des ailes

Le syndrome de la bonne élève

En quoi le syndrome de la bonne élève peut saboter votre carrière au féminin ?

Le concept :

Le syndrome de la bonne élève atteint plus généralement les femmes et trouve son origine dans l’enfance : la bonne élève est sage et appliquée, travaille consciencieusement et attend que la récompense vienne d’elle-même en juste retour du travail bien fait et du délai respecté. Elle cherche à satisfaire son manager, ses collègues et ses clients. Hésitante à solliciter pour elle-même une augmentation ou une promotion, la bonne élève a souvent la mauvaise surprise de se voir passer devant par d’autres personnes plus téméraires ou plus entreprenantes. Ce syndrome est désormais reconnu comme un autosaboteur qui peut aller jusqu’à entraver la carrière de certaines femmes.

Les modalités pratiques :

Pourquoi la bonne élève peine à évoluer ?

– Le « sticky floor » : si le plafond de verre est connu, le « sticky floor » ou « sol qui colle » l’est beaucoup moins. Il est pourtant au moins aussi limitant voire davantage. Comme la bonne élève exécute le travail avec beaucoup de zèle et qu’elle ne demande rien ou si peu, il est bien tentant de la maintenir à ce poste où elle excelle et rend d’immenses services. Elle-même se complait souvent dans cette situation où elle donne pleine satisfaction. 

– Très centrée sur son travail, la bonne élève ne prend pas le temps de se créer un réseau. Assise sur son siège, elle est bien trop préoccupée par ce qu’elle a à produire pour la plus grande satisfaction de ses managers. Elle rate ainsi l’opportunité de se faire connaître et se rend très peu visible.

– La bonne élève a beaucoup de mal à dire non. Elle est programmée sur la satisfaction de l’autre, manager ou client. Combien de bonnes élèves se retrouvent avec des To-do-lists à rallonge ne pouvant sacrifier ni la qualité ni le délai.

– La bonne élève ne se sent pas légitime à demander. Elle est persuadée que son travail suffit à parler d’elle et que la récompense viendra toute seule. Quelle surprise alors quand la promotion ou le poste va à quelqu’un d’autre !

– La bonne élève est souvent considérée par ses managers comme quelqu’un de fiable et méritant mais certainement pas comme un leader. La bonne élève elle-même aura tendance à s’auto-limiter et à ne pas se faire confiance surtout si le poste proposé revêt une part d’inconnu ou de non maîtrisé. 

Et dans la vraie vie ? 

Dans la vie professionnelle, le syndrome de la bonne élève est plus un handicap qu’un avantage. Il est donc temps de changer de posture :

– Mesdames, prenez conscience de ce syndrome et de la façon dont il vous limite dans votre carrière. C’est une bonne première étape.

– Faites-vous confiance : établissez la liste de vos talents. Si vous hésitez, passez le test gratuit « boussole wake up » qui fera ressortir les forces sur lesquelles vous pouvez vous appuyer.

– Apprenez à dire non en expliquant pourquoi, posez des limites, déléguez pour sortir la tête de l’eau et reprendre le pouvoir sur votre carrière.

– Elaborez votre pitch elevator pour vous présenter avec pertinence en moins de 3 minutes. C’est un très bon exercice pour vous mettre en valeur.

– Soyez visible !! Portez-vous candidate dans toutes les interventions orales ou les groupes de travail, créez du lien, utilisez les réseaux sociaux, réseautez !

– Osez demander ! On ne viendra pas toujours vous chercher. Choisissez votre parcours professionnel et donnez-vous les moyens d’atteindre vos propres objectifs.

Le coin de Coach&Progress

Le syndrome de la bonne élève est très répandu car il repose sur une programmation ancrée dès l’enfance particulièrement chez les femmes. Cela n’exclut pas de le retrouver chez les hommes. Notre travail de coach est de faire prendre conscience à nos coaché(e)s des limites professionnelles que ce syndrome impose. Nous travaillons alors en formation ou en coaching sur une nouvelle posture plus entreprenante basée sur la confiance en ses points forts et en ses talents.

Samuelle Sixou
Samuelle Sixou
Associée-Fondatrice de Coach&Progress© - Consultante - Coach - Formatrice - Conférencière

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